MR 73
Hier soir, j’ai assisté avec quelques blogueurs influents à l’avant-première de ce nouveau Polar d’Olivier Marchal (réalisateur de 36, Quai des Orfèvres) grâce à l’invitation de Vincent alias « Pingoo » et Gaumont.
Une initiative du réalisateur et de sa boîte de production afin de se rapprocher d’un avis commun du public et bien sûr (ne nous voilons pas la face) se mettre dans la poche quelques blogueurs….
En tout cas, moi j’étais ravie de découvrir ce film qui ne m’a pas laissé indifférent.
Un film noir !
Tout d’abord il faut que vous compreniez que je ne suis pas, je n’ai jamais été une fan des films sanglants avec des serials killers qui s’amusent à torturer, battre à mort, violer, sodomiser et finir par tuer atrocement quelqu’un, et ainsi détruire pas seulement une vie, mais toute une famille.
Mais la force de MR73 c’est justement que ce n’est pas une fiction dont il s’agit, c’est une histoire vraie. C’est un drame qui frappe une famille entière et qui détruit des vies.
Le film commence à la Quentin Tarantino, mais très rapidement il dévient une référence de David Fincher en Seven (avec Brad Pitt et Morgan Freeman), Daniel Auteuil est méconnaissable, et Olivia Bonamy inquiétante ; ils sont plus que convaincant dans leur rôle de personne en détresse. Sans oublier Catherine Marchal avec un rôle qui la dévoile.
L’histoire :
Ce n’est pas l’histoire d’un flic et sa descente aux enfers, c’est avant tout l’histoire d’un petite fille qui alors n’a que 9 ans, et qui découvre dans une sombre et noir nuite que les monstres n’existent pas que sur les livres pour enfants, mais qu’ils sont un visage humain. En vivant ainsi à son tendre âge le pire des cauchemars : la découverte de la monstruosité de la nature humain.
Après 25 ans, cette petite fille ne peut être sauvé que par l’aide d'un seule homme : celui qui a arrêté le meurtrier de ses parents. Un homme meurtri qui est entrain de s’auto-drétruire, rongé par un grand sentiment de culpabilité.
Un témoignage bouleversant qui vous transperce, et qui vous fait remercier à tous les ciels de jamais avoir vécu un tel drame.
Pendant le film, elle cherche une rédemption qui ne viendra sûrement jamais, mais elle s’accroche à la vie (même si tout laisse croire le contraire), elle s’accroche à Louis Schneider un policier en quette de destruction après un drame familial et personnel.
Je peux vous avouer que je n’avais pas tellement aimé 36, Quai de Orfèvres. Pour moi c’était plus un film pour mec, des machos, un film de cowboys dans la ville.
MR73 est plus touchant, plus féminin, beaucoup plus psychologique. On voit bien que Olivier Marchal n’a pas toujours compris la nature féminine mais en tout cas il aime les femmes.
Conclusion :
Personnel, émouvant, violent, déchirant, inquiétant, tout simplement très humain !
Sortie le 12 Mars 2008.
Comments
merci pour le beau resumé :)
"On voit bien que Olivier Marchal n’a pas toujours compris la nature féminine"
Ben, c'est pas le seul !!